Les contrastes de l’immobilier locatif étudiant en France en 2025
En 2025, la France compte environ 3 millions d’étudiants pour un parc d’environ 350 000 lits en résidences étudiantes, dont une partie est gérée par le Crous et le reste par des opérateurs privés. À cela s’ajoutent les logements diffus difficilement quantifiables (chambres de bonne, studios, T1, sous-locations, colocations). Chiffres issus d’une interview Les ondes immo du 6 avril 2025 de Pascal Pedoux, PDG de Nexity Studéa.
Ce déséquilibre structurel entre offre et demande explique la tension croissante du logement étudiant, la hausse des loyers et la précarité de nombreux jeunes. Mais il crée aussi un marché immobilier étudiant attractif pour les investisseurs et entraine le développement de plateformes locatives telles que Immojeune pour simplifier l’accès au logement.
Cet article aborde les contrastes de l’immobilier étudiant à travers les difficultés d’accès au logement pour les jeunes, leur précarité grandissante, l’évolution de leurs attentes et la réponse apportée par les professionnels du secteur.
Des difficultés d’accès au logement pour les étudiants
Le marché du logement étudiant est en souffrance et suit la tendance générale de tout le secteur immobilier.
Les loyers en France restent élevés avec un loyer moyen de 32 €/m2 à Paris, de 20 à 25 €/m2 en Île-de-France et de 17,03 €/m2 en province. Les studios et les T1 sont les plus recherchés par les locataires et la concurrence est rude entre les étudiants, les jeunes actifs, ceux qui cherchent une location annuelle et ceux qui souhaitent une location longue durée.
Malgré un encadrement des loyers pratiqué dans 69 villes en France début 2025, certains propriétaires bailleurs n’hésitent pas à louer plus cher qu’ils ne devraient.
Autre hausse des loyers annoncée pour la rentrée scolaire 2025, celle des résidences étudiantes du Crous. Une hausse de 3,26 % maximum est actuellement à l’étude par les conseils d’administration. Une autre augmentation de 3,5 % a déjà eu lieu en 2024 après un gel des loyers étudiants depuis 2020. Cette nouvelle hausse, si elle est validée, sera conforme à l’augmentation de l’Indice de Référence des Loyers et financera l’entretien et la rénovation des résidences.
Comme si tout cela ne suffisait pas, l’interdiction de louer des passoires thermiques, c’est-à-dire des logements étiquetés G sur le DPE, vient s’ajouter depuis le 1er janvier 2025. Cette interdiction était nécessaire pour mettre un frein à la location de logements indécents mais elle diminue aussi le nombre de logements disponibles, ce qui renforce la tension sur le marché locatif étudiant. On compte environ 600 000 logements classés G en 2025.
Avec toutes ces contraintes, lorsque les étudiants parviennent tout de même à trouver un logement, ils se retrouvent souvent en difficulté financière.
Une précarité étudiante qui s’aggrave
Les étudiants disposent souvent d’un budget restreint. Malgré une gestion financière très rigoureuse, bon nombre se retrouvent en situation désespérée.
Selon un communiqué Immojeune d’avril 2025 et une étude sociologique 2024 de Linkee (solution solidaire au gaspillage alimentaire), la précarité étudiante concerne toutes les villes universitaires de France et les chiffres sont alarmants :
- 60 % des dépenses mensuelles d’un étudiant sont consacrées au logement.
- 80 % des étudiants ont moins de 100 € par mois pour vivre une fois leur loyer et leurs charges payés, soit 3,33 € par jour, ce qui laisse peu de budget pour sortir, s’habiller et se nourrir.
Concernant l’alimentation, un étudiant sur cinq a recours à l’aide alimentaire et 36 % d’entre eux sautent régulièrement des repas, faute de pouvoir s’acheter à manger, d’après un article du Monde du 17 octobre 2024.
Ces difficultés financières entraînent des conséquences sur leur santé mentale et la réussite de leurs études. 36 % d’entre eux présentaient des signes de détresse psychologique en 2023 et 25 % envisageaient de stopper leurs études faute de moyens financiers suffisants.
Tout cela, ajouté à la prise de conscience de l’après-Covid, influence de plus en plus le style de vie souhaité par les étudiants.
Des attentes de logement étudiant en pleine mutation
La crise sanitaire de 2020 a fait évoluer les attentes et les modes de vie des étudiants.
Si le prix du loyer reste un critère central dans le choix d’un logement étudiant, les jeunes accordent désormais beaucoup d’importance à de nouveaux critères :
- Leur bien-être
- L’équilibre entre leur vie personnelle et professionnelle
- La volonté d’être logés à proximité du campus ou le besoin de transports en commun proches de chez eux pour limiter leur temps de trajet
- Le besoin de convivialité et d’une vie sociale riche
- De bonnes conditions d’étude et dans des lieux adaptés
- La présence de lieux de détente, d’espaces verts et d’infrastructures sportives
Cette quête de convivialité et de services explique le succès des résidences étudiantes modernes, qui ne sont plus seulement un toit mais de véritables lieux de vie.
Le développement des formes alternatives de logement
Face à la pénurie de logements étudiant classiques et à la hausse des loyers, de nouvelles formes d’habitat se développent :
- La colocation entre étudiants ou jeunes actifs,
- Le coliving qui combine chambre individuelle, espaces communs de qualité et services mutualisés,
- L’hébergement chez l’habitant,
- La colocation intergénérationnelle solidaire entre un jeune de moins de 30 ans et un senior de plus de 60 ans,
- Le micro-living, ou tiny house, pour un mode de vie minimaliste et écologique.
Ces alternatives restent encore minoritaires, mais elles illustrent la recherche de nouveaux modèles de logements étudiant, plus flexibles, plus communautaires et mieux adaptés aux contraintes budgétaires des jeunes.
Les professionnels de l’immobilier étudiant s’adaptent
Conscients de la tension croissante sur le logement étudiant et de l’évolution des attentes, les acteurs spécialisés adaptent progressivement leur offre.
Pour Pascal Pedoux, les étudiants étrangers influencent fortement cette évolution des besoins. Il y a quelques années, ils ne formaient que 15 % de la masse étudiante. Aujourd’hui, ils représentent 40 % en France, voire jusqu’à 50 % en Île-de-France.
Selon Nexity Studéa et Immojeune, les résidences étudiantes de nouvelle génération gagnent en popularité ces dernières années parce qu’elles diversifient leurs services :
- Des résidences sécurisées,
- Des espaces de coworking,
- Des cafétérias, des laveries, des épiceries,
- Des espaces verts, des infrastructures sportives,
- Internet haut débit
- Etc.
Le digital joue également un rôle clé dans la façon dont les étudiants cherchent un logement. Selon Immojeune, 99 % des étudiants cherchent leur logement sur internet et 75 % utilisent une plateforme. Ils ont ainsi accès à des annonces immobilières, mais aussi à des conseils immobiliers, juridiques, administratifs et à un accompagnement complet.
Seul 1 % des étudiants se rend encore en agence immobilière classique.
Enfin, les recherches de location débutent cinq mois avant la rentrée scolaire pour essayer de contrer la concurrence et parce qu’ils savent que la quête va être fastidieuse.
En conclusion
Le marché de l’immobilier locatif étudiant en France est marqué par de fortes disparités : les étudiants peinent à se loger correctement, mais l’immobilier étudiant s’impose comme une classe d’actifs attractive pour les investisseurs. La pénurie structurelle de logements, la hausse régulière du nombre d’étudiants, dont une part importante d’internationaux, et des taux d’occupation élevés dans les résidences spécialisées expliquent l’accélération des investissements depuis plusieurs années.
Ce contraste entre crise sociale pour les étudiants et opportunités économiques pour les investisseurs est au cœur des enjeux de l’immobilier étudiant des prochaines années.
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